Zone de Texte: LA LOI SUR L’AVORTEMENT ET L’HYPOCRISIE SOCIALE

	Les débats en France sur les Primaires précédant l’élection présidentielle de 2017 n’ont cessé d’évoquer cette loi, alors que peu de personnes osent la contester, tant cela semble «rétrograde ». Serait-ce que les temps changent ? Non pas, car cette loi ne paraît pas menacée. Tout le personnel politique à droite comme à gauche estime que cette loi instaure un droit humain imprescriptible.

	Retournons aux sources. La loi sur l’avortement, votée le 17/1/1975, est née des suites de la Deuxième Guerre Mondiale et de la libération des moeurs. Madame Veil, qui l’a portée, a connu les camps de concentration nazis où des femmes violées devenaient enceintes de leurs bourreaux, situation terrifiante.

	La loi sur l’avortement est une loi « historique » qui assure la liberté de la femme en lui accordant le droit de vie ou de mort sur l’enfant qu’elle porte. Elle fait abstraction du géniteur. Il est vrai que celui-ci pourrait être un violeur, voire même un inconnu si la mère a copulé en état d’inconscience sous l’effet de la drogue ou de l’alcool. Mais un père connu pourrait avoir son mot à dire et se trouver en désaccord avec la mère qui aurait décidé d’avorter. Or, la loi n’est pas entrée dans ce « détail ». Seule, la mère décide du sort de l’enfant qu’elle porte. Mais est-ce un enfant ? Non, c’est un fœtus, c’est-à-dire au départ, un œuf. L’enfant ne commence socialement qu’avec sa naissance. Seule, sa sortie à l’air libre lui donne un statut « humain ». Avant, il n’est pas un homme.

	Aussi, mesurons l’incohérence sociale. Une mère qui étrangle son nouveau-né à la naissance est une matricide et se trouve punissable par la loi. On a vu des mères assommer, étouffer leur bébé, voire le congeler. Les décisions de justice, à la suite de ces crimes, sont restées mesurées et clémentes. La société cherche toujours à « comprendre » la mère matricide mais la punit tout de même. Par contre, la mère qui avorte le fait avec la bénédiction sociale.  En dehors des cas graves de viol, de maladie ou de situation sociale dégradée, l’avortement correspond à un choix personnel de la mère qui souhaite ne pas changer son orientation de vie ; Il y a priorité de la vie de la mère sur celle de l’enfant potentiel. Ce peut être quelquefois une décision de confort. Cependant, toutes les femmes qui ont avorté en gardent le plus souvent une trace qui ne s’efface pas. Et ce n’est pas pour une raison de douleur physique ou de mauvais moment passé dans une clinique. Qu’est-ce qui reste donc comme trace d’un avortement ? C’est généralement la première fois qu’une femme attente à la « Vie », alors que la femme est « naturellement » la transmettrice de la vie. On touche là aux profondeurs de la féminité.

	Or, la loi sur l’avortement, qui le rend facile et sécurisé, est la seconde loi qui permet de tuer un être humain. Il est vrai qu’elle repose sur le postulat que le fœtus n’est pas un homme. La première loi qui a autorisé l’homicide est celle qui a préconisé l’exécution des grands criminels, à la hache ou par la guillotine, moyen bien plus rapide et imparable. La peine de mort pour les criminels a été abolie grâce au courage d’un avocat persuasif, Maître Badinter.

	La loi sur l’avortement fait partie de ce que j’appelle les lois « obscures ». Elle ne génère pas la lumière, au contraire. Si on en parle autant aujourd’hui, c’est qu’elle pose problème. Pourtant, les femmes d’avant la loi Veil ont de tous temps eu recours à l’avortement, en cachette et à leurs risques et périls. Leur liberté, elles l’avaient déjà prise. La loi n’a donc pas apporté la liberté à la femme mais la sécurité dans un acte médicalisé. La création de la loi a répondu à un besoin réel. Elle a conforté la femme dans la justification de l’acte qu’elle envisageait. « Vous pouvez y aller, la société est avec vous, vous justifie et vous encourage ». Dans notre société évoluée, l’avortement paraît le plus souvent chez la mère répondre au désir de conserver intactes ses perspectives de destinée. Dans les pays sous-développés, il permet à la femme de se libérer de maternités à répétition dans un contexte de misère ou de pénurie.

	Cependant, il faut oser aller au fond des choses. Le fœtus n’est pas un homme, présuppose la loi. Il est cependant un être vivant. Aujourd’hui, on va le regarder par échographie bouger ou têter son pouce dans le ventre de sa mère. Les mêmes qui affirment que le fœtus n’est qu’une masse de chair dépourvue d’esprit s’exclament de ravissement devant l’œuf de poule qu’ils font éclore et battent des mains devant le poussin qui casse sa coquille pour naître. Le poussin hors de sa coquille ne le serait-il pas déjà avant sa sortie ?

	Si j’interviens aujourd’hui à ce sujet, ce n’est pas pour des raisons religieuses ou politiques. Je désire simplement partager mon vécu de médium et mes observations.

	Dans la conception sociale acquise aujourd’hui, à la suite de deux siècles de rationalisme en Occident, il apparaît que le fœtus devient homme en aspirant l’air. L’esprit lui viendrait d’un seul coup en ouvrant la bouche. Il n’est pas contestable que de l’œuf fécondé à la naissance, le processus d’humanisation prend plus de neuf mois pour créer un individu doté d’intelligence humaine.             

La Science le dit. Mais, quand on est médium, on a la faculté de réaliser un contact avec le fœtus avant sa naissance. On s’aperçoit alors que le fœtus pense déjà, qu’il porte en lui tout le potentiel qu’il développera durant sa vie. Il est en connexion avec sa mère, perçoit ses pensées, ses peurs, ses joies, ses peines, ce qui suppose la capacité de capter des pensées et de penser soi-même. Alors, que veut-on nous faire croire ? 

Que le fœtus n’est pas un homme, mais il l’est déjà, en potentiel, dès la fécondation. Aussi, il nous faudra, un jour, des médecins courageux qui prouveront la capacité de penser du fœtus. Seule, la médecine pourra faire changer une loi qui assure un confort social sur un lit d’hypocrisie. Est-ce que,  pour autant, il faille laisser la femme démunie devant une maternité non désirée ? Non, face au droit à l’avortement, il y a aujourd’hui la pilule du lendemain. Il reste à attendre la pilule pré-conceptionnelle. Il ne faut pas tuer l’œuf mais l’empêcher de se former. Ce ne doit pas être si compliqué que cela. Pourquoi n’a-t-on pas encore mis en circulation ce type de pilule ? 

C’est que cela supposerait de dissocier dans la rencontre sexuelle le plaisir et la possibilité de reproduction.  Il est très étrange que,  dans notre société très masculinisée, ce problème n’ait pas été considéré comme prioritaire. A la place, notre société a préféré « sanctifier » par le mariage l’union homosexuelle, au nom de l’amour, alors que cette union est stérile. Mais alors, pourquoi, au nom de l’amour, ne pas autoriser le mariage de l’oncle et de la nièce ? Si ce couple produisait un enfant malformé, l’avortement est toujours possible.  

Non, la société n’a pas osé affirmer dans le couple hétérosexuel  la séparation du plaisir sexuel et de la capacité de reproduction. Est-ce pour punir la femme d’oser revendiquer le plaisir seul ? Que d’incohérences sociales et que d’hypocrisie ! Toute société se définit des priorités et, si une directive était donnée à des chercheurs d’inventer la pilule ad hoc, il est certain qu’ils la trouveraient. Il n’y aurait plus besoin d’avoir recours à l’avortement. L’action doit intervenir avant la conception.

	Il faudra bien, un jour, revoir cette loi « obscure » quand les esprits se seront penchés sur la véritable nature du fœtus. Car comment penser que l’esprit vienne à l’enfant avec sa première goulée d’air ? Loin dans le temps, quelqu’un a dit : « Tu ne tueras point ». Cette injonction a d’abord été un commandement religieux avant d’être adoptée comme une règle de fonctionnement de l’humanité dans les sociétés civilisées.  Loin des opinions religieuses et des diktats rationalistes, il y a là un problème social de fond qu’il faudra bien un jour régler. 

Toutes les Constitutions politiques édictées par les hommes demandent de ne pas tuer. La loi sur l’avortement permet de tuer. Elle est l’expression d’un temps. Il faudra bien, un jour, proposer une autre alternative et choisir définitivement la défense de la Vie. C’est la Nature qui nous y oblige.
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